par
Guy Plante
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1 - Histoire lue dans le livre Le succès selon Jack
Un professeur demande à ses étudiants de rédiger un texte
décrivant ce qu'ils aimeraient faire lorsqu'ils seraient adultes. Un
jeune a expliqué qu'il voulait posséder son propre ranch de deux cents
arpents pour y élever des chevaux de course. Son professeur lui a
attribué un échec, en lui expliquant que la note était le reflet du
manque de réalisme de son rêve.
Aux yeux du professeur, un garçon vivant dans une autocaravane
n'arriverait jamais à accumuler l'argent nécessaire pour faire
l'acquisition d'un ranch, se procurer des chevaux reproducteurs et payer
les salaires des employés. Il offrit donc au jeune homme la chance de
réécrire son texte afin d'obtenir une meilleure note. Le garçon rétorqua
: « Reprenez votre échec; moi je garde mes rêves ! »
2 - Histoire vécue
Un ami à moi, père de jeunes adolescentes de 15 et 16 ans me
faisait part d'une expérience vécue avec l'orienteur de la polyvalente
que fréquentent ses deux filles. Étudiante en quatrième secondaire,
l'aînée a depuis plusieurs années déjà un rêve bien présent dans son
esprit : elle veut être pédiatre. N'est-ce pas fantastique ? Depuis près
de quatre ans et malgré son jeune âge, elle demeure orientée vers son
rêve, si bien qu'elle est allée passer une demi-journée avec une vraie
pédiatre afin de visualiser son rêve. Toujours dans l'optique de faire
le nécessaire pour la réalisation de celui-ci, elle se présente à
l'orienteur de sa polyvalente afin de connaître les cours requis pour
être acceptée au collégial dans ce programme.
Je dois également vous souligner qu'elle réussit très bien du
point de vue académique, se situant même dans les premiers de classe,
avec plusieurs mentions lors de remises de prix pour ses excellents
résultats.
Quoi qu'il en soit, je vous fais part de la réponse du « briseur
de rêves », pardon, de l'orienteur, à la suite de la demande de cette
jeune fille déterminée à poursuivre son rêve.
« Écoute, aussi bien te le dire immédiatement, il y a très très
peu d'étudiants et étudiantes retenus pour cette concentration. Ils sont
très sélectifs parce que c'est très difficile et très peu de gens se
rendent jusqu'au bout. »
OUCH ! AYOLE ! ATTACHEZ-MOI QUELQU'UN !
Mauvaise journée bonhomme, vous l'auriez frappé au visage que vous
ne lui auriez pas fait plus mal. Heureusement, son rêve est si réel
qu'elle a bien l'intention de le poursuivre. Et vous savez quoi ? Si
vous êtes un amateur de paris, ne misez pas contre elle, car dans
quelques années, elle pourrait bien soigner vos enfants ou petits
enfants.
« UNE CERTAINE ÉTUDE AMÉRICAINE PORTERAIT SUR LE FAIT QUE PLUS TÔT DANS
VOTRE VIE VOUS AVEZ UNE VISION CLAIRE ET PRÉCISE DE CE QUE VOUS VOULEZ
ÊTRE PLUS TARD, PLUS VOUS AVEZ DE CHANCES DE RÉUSSITE. »
C'est malheureux, mais j'ai une autre histoire aussi bouleversante
venant de la bouche d'un « adulte ». Au fait, que veut dire « adulte » ?
Attendez un peu, j'ouvre mon dictionnaire Robert de la langue
française.
ADULTE : Qui est parvenu au terme de sa croissance.
ÂGE ADULTE : De la fin de l'adolescence au commencement de la vieillesse = Mûr
(J. Rostand) dit « être adulte, c'est être seul. »
Croyez-moi, en lisant la prochaine histoire c'est exactement ce
qui risque d'arriver à l'individu, comédien, acteur dont je vais
volontairement taire le nom, s'il pense vraiment ce qu'il a dit sur les
ondes de TVA,au cours du printemps 2006. L'excellent animateur Guy
Jodoin, discute de choses et d'autres avec notre invité mystère, mais
principalement de sa carrière de comédien et d'acteur. Avant de terminer
l'entrevue, M. Jodoin demande au grand motivateur : Si tu avais un
conseil à donner au jeune qui désire faire ton métier, que serait-il ? »
Une réponse spontanée et du fond du cœur : « Oubliez ça, c'est trop difficile, ça n'a pas de bon sens. »
OUCH ! AYOYE ! ATTACHEZ-MOI QUELQU'UN !
Comment peut-on dire pareille chose, laisser un tel message à
notre génération de demain ? Quel briseur de rêves ! Imaginez un seul
instant un jeune homme ou une jeune femme qui, après 11, 12, 13,
peut-être 14 années passées sur les bancs d'école à se faire enseigner
tout ce qu'il ou elle ne désire pas nécessairement apprendre, et
qu'après finalement avoir découvert que sa passion serait de devenir
acteur, il ou elle entend un adulte, « un être désirant apparemment
rester seul » (ma version), dire devant peut-être près de 1 000 000 de
personnes « Oublie ça, ce ne sera pas possible ».
J'espère que notre brillant acteur ne vieillira pas trop
rapidement, la télévision québécoise risque d'en prendre pour son rhume
étant donné que plus personne ne peut réussir dans ce domaine.
C'est assez agréable de s'imaginer en 2025 avec le film « Les Boys
» avec les mêmes acteurs. Nous devrons revoir « Lance et Compte » avec
nos acteurs favoris du passé, car il n'y a pas d'avenir au Québec pour
les acteurs, n'est-ce pas ?
Ha ! Consolons-nous, nos jeunes persévérants et confiants en leurs
rêves pourront toujours traverser la frontière où l'avenir est sans
limite dans tous les domaines, semble-t-il.
J'oubliais : il faudra d'abord que notre rêveur passe voir
l'orienteur pour savoir à quel degré de compréhension doit se situer son
anglais. Comme dirait M. Ron Fournier : « Pas sûr ! Pas sûr ! » ou «
Not sure ! Not sure ».
Ensuite, on viendra nous dire que nos jeunes n'ont pas de buts
dans la vie. Nos briseurs de rêves se sont fait entendrent. Quel gâchis !
Si vous êtes dans cette catégorie de gens, empressez-vous de
m'engager pour écouter ma conférence sur l'attitude contagieuse, La « C »
facile. Ça risque de vous frapper.